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- PRDH: 73056
1er mariage avec Madeleine Plouart (PRDH: 60441) le 21 janvier 1670 à Notre-Dame-de-Montréal
2e mariage avec Thérèse Robin le 14 novembre 1684
http://www.fichierorigine.com/recherche?numero=250089 :
VIAU / LESPÉRANCE, Jacques 250089
Statut Marié
Date de naissance Vers 1640
Lieu d'origine Clisson (Loire-Atlantique) 44043
Parents Julien VIAU et Gratienne Forget
Métier du père Huissier au siège présidial de Nantes
Première mention au pays 1665
Occupation à l'arrivée Soldat du rég. Carignan-Salières, cie de Dugué
Date de mariage 21-01-1670
Lieu du mariage Montréal (Notre-Dame)
Conjoint Marie-Madeleine Plouard
Décès ou inhumation Longueuil, 14-09-1723
Remarques Son père est inhumé à 77 ans le 29-03-1675 à Clisson (La Trinité). Ses grands-parents maternels sont Pierre Forget et Jeanne Boullain.
Identification* DGFQ, p. 1124 ; DGFC, vol. 1, p. 586
Chercheur(s) Marcel Fournier
Référence* Fonds Archange Godbout; Le régiment de Carignan-Salières, p. 122
Date de modification 2017-06-26
http://www.memoireduquebec.com/wiki/index.php?title=Viau_dit_Lesp%C3%A9rance_%28Jacques%29 :
Militaire né dans la paroisse de La Trinité de Clisson (Seine-Maritime, Normandie, France).
Arrive en Nouvelle-France le 17 août 1665 comme soldat de la Compagnie de LaFreydière du Régiment de Carignan-Salières.
S'établit dans la seigneurie de Boucherville (71), puis dans la seigneurie de Longueuil (69).
Père de la lignée Viau/Plouard d'Amérique.
Épouse (premières noces) Madeleine Plouard à Ville-Marie (Montréal) le 21 janvier 1670 ; de cette union sont issus Bertrand Viau dit Lespérance (marié à Reine Robin), Michel Viau (marié à Hélène Charles), Marguerite Viau (mariée à Pierre Lussier) et Jeanne-Françoise Viau (mariée à Jean Brisetout dit Lavigne).
Père de la lignée Viau/Robin d'Amérique.
Épouse (secondes noces) Marie-Thérèse Robin dans la seigneurie de Boucherville (71) en 1684 ; de cette union sont issus Marie Viau (mariée à Nicolas Charron), Jeanne Viau (mariée à Nicolas Monet), Jacques Viau (marié à Anne-Antoinette Goguet), Marie-Madeleine Viau (mariée à Jean Goguet) et Marie-Angélique Viau (mariée à Jean-Baptiste Barabé).
Décès avant 1684 dans la seigneurie de Longueuil (69).
En 1729, il avait 124 descendants.
Crédits -
Dictionnaire généalogique des familles du Québec (René Jetté, Presses de l'Université de Montréal, 1983)
Naissance d'une population - Les Français établis au Canada au XVIIe siècle (Presse de l'Université de Montréal, 1987)
http://www.mesancetres.ca
http://www.naviresnouvellefrance.net/html/vaisseaux2/soldats/soldatsVerZ.html#soldatsVerZ :
soldat de la compagnie de Dugué au régiment de Carignan; arrivé 12-09-1665 Québec; embarqué sur le Saint-Sébastien. (CS : 174; DGFQ : 1124; SC)
Le Saint-Sébastien
1665
Québec
http://www.naviresnouvellefrance.net/html/page1665sep.html#jacquesviau :
Parti de La Rochelle le 24 mai et arrivé à Québec le 12 septembre, le Saint-Sébastien effectua une traversée de 111 jours. Il y a à bord le gouverneur de (1) Courcelles, l'intendant (2) Jean TALON et quatre compagnies du régiment de Carignan : Dugué (ou Boisbriand), LaVarenne, Portes (autrefois Duprat) et Rougemont. Le Chevalier (3) de PEGUILHAN, officier est aussi à bord de ce navire, il meurt peu après son arrivée à l'Hôtel-Dieu. Le vaisseau repart le 14 octobre avec deux autres navires du roi : le Jardin de Hollande et la Justice. Le 20 novembre après leur naufrage le capitaine GUILLON et son équipage montent à bord du navire.
Compagnie de Dugué (quitte Québec le 1er octobre pour aider à la construction des forts sur le Richelieu. Elle cantonne à Montréal à l'hiver 1665-1666 puis y demeure jusqu'à son départ en 1668) : 25 hommes en tout
Officiers : 3 hommes
(4) Sidrac-Michel DUGUÉ, sr de Boisbriand, cap.
(5) François SAINTE-CROIX, lieut. (6) Roch THOÉRY, sr de L'Ormeau, enseigne
Soldats et sous-officiers : 22 hommes
(7) Guillaume AUBRY dit La Brière
(8) Antoine BERTHELIN dit Saint-Jean Châtellereau
(9) Jean BRICAULT dit Lamarche
(10) Laurent CAMBIN dit Larivière, sergent
(11) François CHARTIER dit Laforest
(12) … DUPLESSIS
(13) François DUVAL (semble s'être plutôt embarqué sur le Saint-Louis en 1667 et enrôlé au régiment de Carignan cette année-là)
(14) Pierre GAREL, sieur de Delorme
(15) Jacques GUITAULT dit Jolicoeur, sergent
(16) Rustique IRLANDAIS
(17) … Lafaveur
(18) Jean LAFONT, sergent
(19) … Laliberté
(19) Pierre LAPIERRE, caporal
(20) … LAVALLÉE, cadet
(21) Jean MORIGNAN dit Laverdure
(22) Jacques PASSARD dit La Bretonnière
(23) René SAUVAGEAU dit Maisonneuve
(24) … TOBIE
(25) David TROUILLARD dit Lapointe
(26) Louis TRUCHON dit Léveillé
(27) Jacques VIAU dit Lespérance
https://www.wikitree.com/wiki/Viau-79 :
Jacques (Viau) Viau dit Lespérance (abt. 1644 - 1723)
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Jacques Viau dit Lespérance formerly Viau aka Viau
Born about 1644 in Clisson, Loire Atlantique, Bretagne, Francemap
Son of Julien Viau and Gratienne Forget
[sibling(s) unknown]
Husband of Marie Madeleine Plouard — married 21 Jan 1670 in Montréal, Canada, Nouvelle-Francemap
Husband of Marie Thérèse (La Pointe) Robin — married 14 Nov 1684 in Chambly, Canada, Nouvelle Francemap
DESCENDANTS descendants
Father of Bertrand (Viau) Lespérance, Marie Madeleine Viau, Michel Viau, Jacques Viau, Marie Marguerite Viau, Jeanne Françoise-Marie Viau Dit Lespérance, Marie Angelique (Viau Lesperance) Viau, Jeanne Viau Lesperance, Jacques Viau dit Lesperance, Marie Rose Viau Lesperance, Marie Madeleine Viau, Louis Viau Lesperance, Marie Angelique Viau, Joseph (Viau) Viau dit Lesperance and Thomas (Viau) Viau dit Lesperance
Died 14 Sep 1723 in Longueuil, Canada, Nouvelle Francemap
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Contents
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1 Biography
1.1 Research Notes
2 Sources
3 Acknowledgements
Biography
Drapeau identifiant les profils du Canada, Nouvelle-France
Jacques (Viau) Viau dit Lespérance lived
in Canada, Nouvelle-France.
Jacques Viau dit Lesperance was born between 1640 and 1642 in Clisson, Brittany France, and came to New France on August 17, 1665 as a soldier in the Carignan-Salieres Regiment, Company 12. After the peace treaty of 1667, he accepted a monetary offer to remain, and on January 21, 1670 married a "Filles de Roy", Marie-Madeleine Plouard in Ville Marie . New France [1]. He later married Marie-Therese Robin dit Lapoint in 1684 and died in Longueuil, Nouvelle France, on Sept 14, 1723.[2]
Jacques Viau ou l'homme averti
Terminons ce chapitre sur les principales familles pionnières de la seigneurie de Longueuil avec l’étude de la vie de Jacques Viau et celle de son fils Bertrand. Jacques Viau est né en 1642, fort probablement dans la paroisse de la Trinité à Clissons dans le diocèse de Nantes. Il est le fils de Julien Viau et de Gratienne Forget. L’historien Robert Garreau, dans un essai sur Jacques Viau, indique qu’il fut baptisé dans la paroisse Notre-Dame de Québec le 21 septembre 1665. Cela indique qu’il n’était probablement pas catholique à ce moment mais plutôt janséniste. Quoiqu’il en soit, il arriva en Nouvelle-France comme soldant du régiment de Carignan, étant intégré au troisième contingent et sous les ordres de la compagnie de Varenne. Il arriva exactement le 12 septembre 1665 et sera démobilisé assez rapidement après les expéditions de 1666. Nous allons alors le retrouver très rapidement comme pionnier dans la seigneurie de Longueuil. En effet, il est indiqué dans son contrat de mariage, daté du 14 janvier 1670 (#587 de la greffe de B. Basset) qu’il est habitant de la seigneurie de Longueuil. On suppose alors qu’il a construit sa maison à l’été 1669 et peut-être même en 1668. Il épouse le 14 janvier Marie-Madeleine Plouart qui lui donnera six enfants : Bertrand baptisé le 13 mai 1671; Marie-Madeleine le 11 juin 1673; Michel le 5 décembre 1675; Jacques le 5 mars 1678; Marguerite le 4 décembre 1680 et finalement Jeanne-Françoise le 23 mars 1682.
Après 13 années d’une vie commune, Marie-Madeleine Plouart va subitement décéder en 1683. Jacques Viau éprouvé par cette dure perte, se retrouve donc avec la charge de plusieurs enfants en bas âge. Cette situation l’oblige à rapidement se “ trouver ” une nouvelle femme qui prendra soin de ses enfants. Il se remarie donc le 14 novembre 1684 (#977 de la greffe de C. Maugue) avec Thérèse Robin, fille de Jean Robin qui se trouve être son voisin.
Thérèse Robin n’a que 16 ans le jour de son mariage, tandis que Jacques Viau est un homme d’âge mûr, étant âgé de 42 ans. Dix enfants naîtront de ce deuxième mariage. La famille de Jacques Viau fut donc l’une des plus grosses de cette époque.
Comme nous l’avons relevé auparavant, Jacques Viau résidait dans la seigneurie de Longueuil depuis au moins 1669. Il fait lui aussi partie de ce groupe des premiers concessionnaires qui recevra officiellement un titre de propriété le 12 mars 1675. Cette première concession contenait 40 arpents en superficie, deux arpents de front donnant sur le fleuve Saint-Laurent par 20 arpents de profondeur. Il possédera cette concession toute sa vie, y résidant pas moins de 52 années. Nous pouvons facilement affirmer que cet homme n’avait pas la “ bougeotte ” et qu’il aimait ce petit coin de terre qu’il possédait. Mais cette concession ne sera pas la seule qu’il recevra ou qu’il achètera au cours de sa vie. Voyons les détails des autres acquisitions.
Dès le 18 octobre 1676 (#1339 de la greffe de B. Basset), Jacques Viau achète la concession de Jacques Bourdon, concession qui se trouve située juste à côté de la sienne. Jacques Bourdon avait lui aussi reçu cette concession le 12 mars 1675. C’est une terre de même superficie que celle qu’il détient déjà et qu’il gardera également jusqu’à la fin de sa vie. Notons que sur cette terre se trouvait une petite maison qui sera vendue par la même occasion. Cette transaction se conclut pour la somme de 160 livres, et non pas pour 100 livres comme l’indique J. Gareau dans son article sur Jacques Viau. Notre pionnier de Longueuil se retrouve donc avec 80 arpents en superficie dont 16 seront en valeur selon le recensement se 1681. Avec ces 16 arpents cultivables, il vient au deuxième rang des concessionnaires, derrière Jean-Baptiste Ménard qui possédait pour sa part en 1681, 18 arpents en valeur. Pour nous donner une meilleure idée de l’importance de cette superficie, notons que le seigneur de Longueuil possédait 30 arpents en valeur en 1677.
Nous savons que le 10 août 1682, Jean Ronseray, habitant de la seigneurie de Longueuil, effectue un transport d’argent au sieur Marion, marchand de la ville de Québec (#645 de la greffe de C. Maugue). Il s’agit du transfert d’une dette de 180 livres, somme restante de la vente de la concession de Jean Ronseray à Jacques Viau. Nous ne connaissons la date de cette transaction, ni le montant exact de celle-ci, car l’acte notarié de cette transaction se trouve dans les minutes disparues de la greffe de Jacques Bourdon. Ce qui est certain, c’est que Jacques Viau revend cette concession le 26 janvier 1684 à Michel Dubuc moyennant 350 livres (#34A de la greffe de M. Moreau). Michel Dubuc s’acquittera de cette somme en plusieurs payements. Jacques Viau fut dans l’obligation de revendre cette concession car il avait besoin de liquidité pour s’acquitter d’une dette envers les marchand et associés Jacques LeBer et Charles LeMoyne. Cette dette s’élevait à 530 livres et une sentence de baillage obligea Jacques Viau à rembourser rapidement les deux marchands. Nous croyons que Jacques Viau avait acheté cette terre dans le but très logique d’augmenter la superficie de sa terre mais que cette dette et cette obligation de la rembourser dérangea ses plans. Par contre, le 15 mai 1685 il reçoit du seigneur de Longueuil une nouvelle concession de 80 arpents, quatre de front, donnant toujours sur le fleuve, par 20 de profondeur, se trouvant juste à côté des terres qu’il possède déjà. Mais il ne gardera pas très longtemps cette terre, la revendant le 28 mars 1688 à Alexandre Lacoste. Le contrat de concession et celui de la vente de cette terre ont également disparu et nous ne connaissons ces faits que grâce à la vente de cette terre par Alexandre Lacoste à Angélique Chapacou, veuve d’André Bouteillé, où ils se trouvent mentionnés. Notons que ces deux contrats se trouvèrent rédigés par le notaire Bourdon.
C’est dire que Jacques Viau demeurera une quinzaine d’années avec la même superficie de terre. Mais cette situation familiale se modifiera le 29 novembre 1696. En effet, ce jour-là, Thérèse Robin recevra 80 arpents de terre en superficie (#2378 de la greffe de B. Basset), arpents situés derrière ceux de son mari et ayant la même configuration. Cette concession seigneuriale faite à la femme demeure un cas d’exception que nous n’avons relevé qu’à très peu d’occasions dans la seigneurie de Longueuil. Cette concession vise fort probablement à favoriser les enfants du deuxième lit par rapport à ceux du premier. Quoiqu’il en soit, cette concession de 80 arpents à Thérèse Robin se rajoute aux 80 arpents de son époux pour former une belle terre de 160 arpents. Il est fort possible que Jacques Viau ait grandement prélevé du bois sur ces terres pour son usage personnel et qu’il ait eu besoin de nouvelles terres pour subvenir à ses besoins de matière ligneuse. Puis, vers la fin de sa vie, notre homme recevra deux nouvelles concessions. C’est le 3 février 1716 (#2096 de la greffe de P. Raimbault) que le baron de Longueuil concèdera l’un de ses trois islets qui forment les Islets Verts. Il s’agit de celui qui se trouve situé devant sa concession. Notons au passage, et comme nous le verrons plus loin, que Jacques Viau fut pendant de longues années le fermier de ces islets. Il connaissait donc bien cet islet et nous supposons qu’il fit une demande au seigneur pour en obtenir le titre de propriété. Notons que le baron de Longueuil exigera de la part de Jacques Viau pas moins de 20 livres de rente annuelle pour cet islet, soit à peu près le même montant qu’il recevait en baillant à ferme ce petit bout de terrain. L’année suivante, soit le 14 juin 1717 (#2182 de la greffe de P. Raimbault), Jacques Viau devient propriétaire d’une nouvelle concession; il s’agit du même coup de la dernière qu’il recevra avant de mourir quelques années plus tard. Cette fois-ci, cette terre se trouve située à l’intérieur des terres de la seigneurie, toute l’étendue des terres longeant le fleuve étant distribuée à ce moment-là. Il reçoit donc une concession de trois arpents de front par toute la profondeur qui se trouvera, et se trouvant entre le ruisseau d’Adoncourt, mieux connu sous le nom de Saint-Antoine, et le chemin Chambly.
Mais parallèlement à ces concessions longueuilloises, Jacques Viau possèdera un emplacement dans Ville Marie, emplacement qu’il obtiendra en réalisant deux transactions. Les deux fois il achète un quart d’arpent de Nicolas Godé, qui posséda lui aussi pendant quelques années une concession dans la seigneurie de Longueuil. Le premier quart d’arpent est acheté le 20 janvier 1682 et le deuxième le 14 mai 1683 (#787 de la greffe de C. Maugue). Ces deux transactions rapporteront 200 livres à Nicolas Godé, somme qu’il avait déjà reçue au moment de la deuxième transaction. Notons également qu’entre les deux transactions Jacques Viau avait bâti ou fait bâtir une maison sur cet emplacement donnant sur la rue Notre-Dame. Il va de soi que cet achat demeure un bon placement pour notre homme qui obtient de la même manière un pied-à-terre à Ville Marie. En effet, pratiquant légèrement une activité commerciale, il était logique et nécessaire de posséder une maison là où les affaires se brassaient. Rapidement il revend une partie de ce terrain dont il n’a pas besoin, soit le 10 avril 1684 (#1530 de la greffe de B. Basset). Il se départit donc de 20 pieds en carré de cet emplacement à Gilles Lauzon pour la somme de 80 livres. Cette transaction est toute à l’avantage de Jacques Viau qui y réalise un excellent profit. Malheureusement, le 11 novembre de la même année le contrat de cette vente sera résilié et tenu comme nul, Gilles Lauzon ne s’acquittant pas de la somme convenue quelques mois plus tôt.
Il faut mentionner le fait que pour réaliser l’annulation de cette vente, Jacques Viau avait eu recours à un procureur “ spécial et général ”, soit Pierre Cabazie, notaire que nous avons déjà rencontré dans le cours de notre étude. Pierre Cabazie sera également quelques années plus tard le procureur d’Estienne Truteau. Spécifions également que Pierre Cabazie avait déjà été le procureur de Jacques Viau dans ses démêlés avec Daniel Panis au mois de septembre 1677. En ce qui concerne la possession de cette maison sur la rue Notre-Dame, il en perdra la possession, étant obligé de la vendre pour rembourser des dettes urgentes. En effet, devant pas moins de 530 livres aux marchands Jacques LeBer et Charles LeMoyne, il fut condamné le 25 janvier 1684, par une sentence de bailliage, à rembourser rapidement les deux marchands pour les marchandises et l’argent que ceux-ci lui avaient avancés. Faute de détenir cette somme, il se voit sans autre choix que de mettre en vente cette maison. Elle sera vendue le 23 mai 1685 pour 600 livres et 20 livres “ en espingles ” (#1618 de la greffe de B. Basset). Il peut dorénavant rembourser les deux marchands (et plus particulièrement la succession de feu Charles LeMoyne) ainsi que le séminaire de Ville Marie auquel il devait la somme de 69 livres. La présence de cette dette nous laisse croire que Jacques Viau devait s’approvisionner en marchandises chez ces deux marchands.
Mais laissons de côté cet historique des acquisitions de ce pionnier pour nous intéresser plus spécifiquement à sa vie et à son métier de marchand. Nous croyons que pour cette période de l’histoire de la seigneurie de Longueuil, Jacques Viau fut l’un des seuls individus que nous pouvons caractériser comme marchand. Il va sans dire qu’il faut le considérer comme un petit marchand qui ne fit pas fortune avec cette activité. Il traita principalement les marchandises suivantes : le blé qu’il cultivait; les poissons, plus particulièrement l’anguille; certains types de fourrures et finalement certaines marchandises comme des aiguilles. Il nous est impossible de mesurer l’ampleur de son activité commerciale mais la présence de plusieurs actes notariés à ce sujet étalés sur quelques années nous laisse croire qu’il en retira un revenu d’appoint non négligeable. Vers la fin de sa vie il remplaça cette activité mercantile en devenant le fermier du seigneur en baillant à ferme les Islets Verts en compagnie du meunier André Bouteillé. Les deux compères obtiennent également le droit de pêcher tout autour de ces islets, qui furent et demeurent un excellent endroit de pêche. Ce bail, d’une durée de neuf années, procura un revenu additionnel et non négligeable à Jacques Viau qui profita alors, et pour de nombreuses années, d’un excellent endroit de pâturage et de culture.
Avant de reconstituer l’activité marchande de Jacques Viau, attardons-nous un peu sur les années 1673 à 1676. Nous savons que dès le 26 mars 1674 il devint le procureur de Jeanne Daubigeon qui résidait en France et qui tentait de vendre cette concession dont elle avait hérité de son père dans la seigneurie de La Prairie de la Magdeleine. Il s’acquitta de ses fonctions en revendant cette terre le 8 septembre 1676 (#1326 de la greffe de B. Basset). Il transige alors avec le sieur François Roisnay tout “ … les droicts successifs, mobiliers et immobiliers ” de Jeanne Daubigeon pour la somme de 100 livres qu’il reçoit du sieur Jacques LeBer. Cette fonction de procureur il l’accepta lors d’un voyage qu’il fit en France lors des années 1673-1674. Ce voyage fut motivé par le fait qu’il venait d’hériter de l’un de ses oncles de la rondelette somme de 1550 livres. Il se rend à Nantes et signe une quittance pour 505 livres. Nous ne savons pas s’il disposa du reste de cet héritage. Ce qui est certain, c’est qu’il profita de cette occasion pour effectuer quelques affaires, notamment en acceptant de devenir procureur de Jeanne Daubigeon. Il appert également qu’il contracta à cette occasion deux obligations, la première le premier janvier 1674 et la deuxième le 15 mars suivant. Il dut rembourser le 30 septembre 1677 (#1448 de la greffe de B. Basset) la somme de 258 livres 13 sols et quatre deniers au sieur François Beau, procureur de Daniel Panier (Panis?) charpentier de gros œuvre demeurant à la ville de La Rochelle. Nous ne savons pas à quoi il employa ces sommes mais il n’est pas impossible qu’il acheta certaines marchandises qu’il rapporta à son retour lors de la saison de navigation de l’année 1674. Nous croyons qu’il fut l’un des rares concessionnaires de la seigneurie de Longueuil à effectuer un voyage en France, car nous n’avons retracé aucun autre cas.
En ce qui concerne l’activité marchande de Jacques Viau, les premiers actes notariés nous informant sur ce sujet se rapportent à ce que nous appelons l’affaire Daniel Panier. Comme nous venons juste de le voir, il contracta deux obligations envers cet individu qu’il tarda à rembourser. Le procureur de Daniel Panier, François Beau, ne tarda pas à régler cette affaire. Nommé le 28 avril 1677 (acte numéroté écrit par le notaire Langlois à La Rochelle et se trouvant dans la greffe de B. Basset) c’est le 30 septembre que Jacques Viau remboursera sa dette. Ce qui est intéressant, c’est qu’il la rembourse non pas en argent mais avec 23 peaux d’orignaux (#1448 de la greffe de B. Basset) qu’il avait mises en consignation le 28 du même mois (#1446 1/2 de la greffe de B. Basset). La présence de ces peaux démontre clairement que Jacques Viau traitait d’une manière ou d’une autre les fourrures. Il est probable qu’il transigeait avec les amérindiens de la région ou de passage pour obtenir certaines peaux qu’il revendait à son tour. Cette hypothèse semble se confirmer par la présence de deux quittances que nous avons retracées dans la greffe d’Antoine Adhémar (#1568 de sa greffe). En effet, le sieur André Chaviteau acquitte Jacques Viau le 5 octobre 1678 de deux dettes, la première au montant de 210 livres pour de “ l’étoffe à l’iroquoise ” et la deuxième de 55 livres pour d’autres marchandises dont la composition ne se trouve pas mentionnée. La présence de cette importante quantité d’étoffe à l’iroquoise (l’aune de cette étoffe valant environ 40 sols, nous nous trouvons devant environ 160 aunes de ce tissu) nous indique à coup sûr que Jacques Viau la traitait aux amérindiens contre des fourrures. Il est également intéressant de noter que notre homme ne s’est pas approvisionné chez les marchands LeBer et LeMoyne mais qu’il préféra descendre à Québec pour acheter cette étoffe et probablement quelques autres marchandises. Il profita à certainement d’un prix plus bas de cette manière.
Nous détenons également un contrat notarié passé entre Jacques Viau et Estienne Charles, habitant du fief du Tremblay. Il s’agit d’une petite obligation de 11 livres (#20 de la greffe de Michel Moreau) que se reconnaît Estienne Charles pour des marchandises qu’il avait reçues de Jacques Viau. Ce contrat nous éclaire sur un autre aspect du commerce que notre Longueuillois pratiqua. Achetant des marchandises de certains marchands de Ville Marie ou de Québec, il devait à l’occasion en revendre à certains concessionnaires qui n’avaient pas le loisir de se déplacer. Ce rôle d’intermédiaire, il va de soi, ne générait qu’un profit limité.
Mais Jacques Viau s’impliqua également dans une autre activité commerciale, soit la pêche dans les eaux du fleuve Saint-Laurent. Comme nous l’avons mentionné auparavant, il obtient pour neuf années le droit de pêche tout autour des Islets Verts à partir de l’année 1698. Mais il semble bien que Jacques Viau pratiqua une pêche commerciale plusieurs années auparavant. Dans un acte notarié daté du 14 septembre 1681 (#483 de la greffe de C. Maugue), Bertrand Chesnay, un marchand de la ville de Québec est mis en cause par Jacques Viau au sujet d’une certaine quantité d’anguilles que lui doit ce marchand. Celui-ci, pour éviter les frais supplémentaires d’un procès et régler le tout à l’amiable, reconnaît dans cet acte notarié devoir à Jacques Viau deux barriques d’anguilles ainsi qu’une indemnité de sept livres et 10 sols (et non pas uniquement de 10 sols comme l’indique Robert Gareau dans sa biographie de Jacques Viau). Comme nous le voyons, Jacques Viau transigeait toutes les ressources naturelles qu’il pouvait exploiter. Il fut donc un petit marchand sans pied-à-terre à Ville Marie qui ne fit pas fortune avec cette activité. Lors de la rédaction de l’inventaire des biens de sa première communauté de biens le 6 avril 1699 (#4616 de la greffe d’A. Adhémar) nous n’y observons nullement la présence de marchandises mais surtout plusieurs dettes pour des marchandises qui lui furent avancées. Ces diverses dettes dues aux sieurs Pascaud, de Couagne, Juchereau, à la veuve St-Arnault et à la demoiselle Migeon se montaient à pas moins de 515 livres au 30 mars 1699. Il faut remarquer qu’au moment de la rédaction de son deuxième inventaire de sa communauté de biens le 13 février 1723 (#978 de la greffe de M. Thaillandier), la majorité de ses dettes étaient remboursées.
Regardons rapidement l’ensemble des obligations financières que contracta Jacques Viau. Elles se trouvent être principalement regroupées entre les années 1694 et 1704. Elles nous informent substantiellement sur la richesse de cette famille. La première obligation que nous avons retracée date du 16 février 1694 (#2716 de la greffe d’A. Adhémar). Jacques Viau se reconnaît alors une dette de 386 livres 10 sols et deux deniers à la succession du marchand Jean-Baptiste Migeon. Il est fort probable que ce montant fut avancé en marchandises que Jacques Viau acheta à crédit en plusieurs occasions. Il ne remboursa cette dette que le 16 juillet 1706. Nous détenons également une série d’obligations envers le sieur de Couagne. Il s’agit, dans un premier temps, de quatre obligations successives, l’une remplaçant l’autre tout en augmentant la somme due. Les voici dans l’ordre chronologique tout en indiquant le montant de l’obligation : le 5 octobre 1698, 157 livres et 10 sols; le 18 septembre 1701, augmentation de sa dette de 96 livres 10 sols et trois deniers; le 25 juin 1702 nouvelle obligation, incluant les deux précédentes et se montant dorénavant à 351 livres neuf sols et un denier et ces trois obligations se trouvant être inscrites sur l’acte notarié #6182 de la greffe d’A. Adhémar; finalement, le 15 janvier 1704, nouvelle augmentation de son obligation qui la porte à 478 livres quatre sols et sept deniers (#6650 de la greffe d’A. Adhémar). Dans un deuxième temps, nous sommes également en présence de deux autres obligations envers ledit sieur de Couagne. Elles se trouvent être mentionnées dans un contrat de vente fait à son fis Bertrand (#6823 de la greffe d’A. Adhémar). Jacques Viau les contracta le 12 juillet 1706 et elles se montent à 240 livres de dettes additionnelles. Jacques Viau vend une parcelle de 77 pieds par 40 arpents de profondeur de l’une de ses concessions et oblige son fils à rembourser le sieur de Couagne d’une somme de 300 livres. C’est ce que fera effectivement Bertrand Viau le 27 février 1709. Notons au passage que cette parcelle de terre achetée par Bertrand Viau se trouve située juste à côté d’un demi arpent de large qu’il possédait déjà.
Mais laissons définitivement de côté tout cet aspect financier de Jacques Viau pour nous pencher quelque peu sur la vie de cette famille et plus particulièrement sur les divers arrangements de succession et les accords de vente qui en découlent. C’est le 30 mars 1699 que sera dressé “ l’inventaire des biens de Jacques Viau et de Marie Plouart et de ceux dudit Viau et Thérèse Robin sa seconde femme ” (#4616 de la greffe d’A. Adhémar). La situation familiale exige à ce moment un partage des biens de la première communauté de biens de Jacques Viau pour que ses enfants, issus de ce premier mariage puissent avoir la jouissance respective des biens mobiliers ou immobiliers qui leur reviennent. Quatre des six enfants issus de ce premier mariage seront alors impliqués dans ce partage, soit Michel, Marguerite, Bertrand et Françoise. À la lecture des divers documents relatifs à ce partage (#4614, #4615 et #4664 de la greffe d’A. Adhémar), il semble bien que deux des enfants, Jacques junior et Marie-Madeleine ne recevront rien en héritage et laisseront leur père séparer la succession en quatre parties pour les quatre enfants que nous avons précédemment nommés. Chacune de ces quatre parts se monte alors à 386 livres et huit sols. Voici ce que recevra chacun d’eux. Françoise est la seule qui sera payée en argent comptant. Elle reçoit sa part le 30 avril 1699. Bertrand, pour ce qui le concerne, héritera alors d’un demi arpent de large de la terre de son père par 40 arpents en profondeur. On fixe alors cette parcelle de terre à 250 livres et Bertrand acquittera son père du reste de la somme. Bertrand prendra alors la charge de sa sœur Marguerite jusqu’à sa majorité ou jusqu’au jour de son mariage. Comme héritage elle reçoit elle aussi un demi arpent de terre par la même profondeur, situé juste à côté de celui de son frère. Pour compléter sa part, elle reçoit également huit minots de blé, une vache pleine et 70 livres en argent. Finalement, Michel recevra sa part en “ nature ” : une vache, un taureau, un gros cochon et deux nourritureaux, 30 livres de beurre, le traînage de plusieurs pièces de bois ainsi que plusieurs journées de travail à la charrue et une somme de 10 livres en argent. Comme nous pouvons le remarquer, Jacques s’acquitte comme il le peut envers ses enfants, manquant de liquidité évidemment.[3]
Research Notes
Histoire de Longueuil et de la famille de Longueuil, AuthorJodoin, Alex; Vincent, J. L. joint author. cn, P. 36, Languagefre Publisher, Montreal, Impr. Gebhardt-Berthiaume, Date1889, Allen County Public Library Genealogy Center. [1]
Sources
? http://goldenbridle.com/viau.htm
? Quebec, Genealogical Dictionary of Canadian Families (Tanguay Collection), 1608-1890 for Jacques Viau dit Lespérance, Vol. 1 Sect. 2, p. 586. Ancestry.com
? http://marigot.ca/Repertoire2/html/publications/pubLeberFamilles.html#deux
PRDH
http://www.genealogie.umontreal.ca/en/acces.htm - Programme de recherche en démographie historique (PRDH) of the Université de Montréal.
(Birth of) JACQUES VIAU LESPERANCE
Father: JACQUES VIAU LESPERANCE / Mother: MARIE THERESE ROBIN LAPOINTE
Birth : 1691-05-10 Boucherville / Death : 1729-10-17 Montreal
First marriage: 1718-11-07, Montreal with ANTOINETTE ANNE MARIE GOGUET
Father : PIERRE GOGUET / Mother : MARIE ANNE CHARON
https://www.genealogie.umontreal.ca/fr/Pionnier/73056
http://www.nosorigines.qc.ca/GenealogieQuebec.aspx?genealogie=Jacques_Viau&pid=30636&lng=fr&partID=30637
Mariage ou union de fait
Jacques à 44 ans & Marie-Therese à 16 ans
14 novembre 1684 - Boucherville (mariage à Longueuil) Canada
Source: S-2041924538 Repository: #R-2041925646 Title: Ancestry Family Trees Publication: Online publication. Text: http://trees.ancestry.com/pt/AMTCitationRedir.aspx?tid=21513706&pid=404
Acknowledgements
This person was created through the import of myfamily.ged on 23 March 2011.
WikiTree profile Viau Lesperance-1 created through the import of Kunsch Family Tree-7.ged on Jul 31, 2011 by Randy Kunsch.
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