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- PRDH: 16722
https://www.naviresnouvellefrance.net/html/vaisseaux2/engages/engagesAAn.html#abancourtadrien :
(…), de St-Waast de Soissons, Île-de-France (Aisne); d 02 noyé dans le St-Laurent s 25-02-1640 Québec; selon Michel Robert n Beauvais (Île-de-France), engagé Le Havre (ct 08-04- 1632 Jean Fresquet) à Guillaume de CAEN; arrivé Québec en 1632; embarqué sur la Salamandre ou la Lionne; selon Trudel première mention : legs de 100L de CHAMPLAIN à sa femme 17-11-1635; cité à Québec 09- 12-1637; ne sait pas signer; m vers 1617 Soissons avec Simone d'ORGEVILLE; famille établie à Québec; 1 enfant. (CI : 45; DGFQ : 2; Web Michel Robert)
La Salamandre
ou La Lionne
1632
https://obsessedwithmypast.wordpress.com/2017/06/28/adrien-dabancourt-dit-lacaille/ :
Adrien d’ABANCOURT dit Lacaille
Il est aussi connu sous le nom de Adrien Lacaille , Adrien D’Abancour dit Lacaille et Adrien Dabancour dit Lacaille.
On ne semble pas avoir retracé les parents d’Adrien d’Abancourt dit Lacaille. La relation avec François d’Abancourt et Marie Renard n’est qu’une hypothèse.
Adrien et Simone d’Orgeville se sont mariés vers 1617 à St-Waast, Soissons, Picardie, France.
En 1618, leur fille, Marie d’Abancourt, est baptisée à l’église Saint-Wast de Soissons d’où sont originaires ses parents.
Un brin d’histoire
“En 1632, à la suite d’un traité de paix entre la France et l’Angleterre, le cardinal de Richelieu, en accord avec le roi Louis XIII, envoya à Québec deux navires (Le Lion, La Salamandre) fortement armés pour reprendre de droit la colonie alors tenue depuis 4 ans par les frères Kirk, corsaires de Dieppe, à la solde du roi d’Angleterre.
En plus des équipages et militaires de la Marine, le navires amenaient 40 personnes pour remettre à neuf l’habitation de Québec et préparer le site pour la venue d’immigrants l’année suivante. Aucun colons ne faisiaient partie de ce voyage.
Adrien fut un des trente-sept engagés pour aller au Canada en 1632, pour préparer l’établissement de Québec. Il s’engage le 8 avril 1632 à Le Havre pour une période de trois ans pour Québec à Guillaume de CAEN, pour la Compagnie de la Nouvelle-France. Ce contrat fut passé devant le notaire Jehan Fresquet du Havre. Adrien y est appelé “Adrien Dabancourt dit La Caille, natif de Saint-Paul à Beauvais”.
Ainsi, c’est le 18 avril 1632, d’Honfleur partent les navires du roi, commandés par Émery de CAEN et Théodore BOCHART, sieur Duplessis: ’Le Lion’ et ‘La Salamandre’ . Des 37 engagés, 30 étaient des hommes de métier (charpentier, maçon, taillandier etc), c’est ici qu’on retrouve Adrien dabancourt. Six autres étaient d’anciens militaires engagés pour assister Champlain à l’organisation de la future colonie et pour la protection des ouvriers. Anne de Nouë, et un frère Gilbert Burel et trois Jésuites, dont le père Paul Lejeune, firent le voyage du Havre à Québec avec le groupe. Un de ceux-ci décrivit le voyage dans les “Relations des Jésuites” de l’année publiées en 1633.
Ce document est disponible sur Internet.”Brève relation du voyage de la Nouvelle France”, par le père Lejeune, publié par S. Cramoisy, Paris, 1632.”
La traversée est retardée parce qu’il n’y a ± quasi que tempêtes et vents contraires au début, souffert du froid .
Puis le 6 juin, on aperçoit Gaspéet on rencontre deux bâteaux de pêche : un de Honfleur et l’autre de Biscaye.
Le 18 juin c’est le mouillage à Tadoussac puis départ pour Québec le 3 juillet où l’on arrive lundi le 5 juillet, une traversée de 2 mois et 18 jours (Jetté (1) écrit le 13 juillet comme date d’arrivée de Duplessis. C’est peut-être parce que de CAEN donne huit jours aux KIRKE pour quitter Québec).
Adrien retourne en France à la suite de son engagement et revient en 1635 à la Nouvelle-France avec sa famille, son épouse Simone d’Orgeville, et sa fille Marie.
(…), de St-Waast de Soissons, Île-de-France (Aisne); d 02 noyé dans le St-Laurent s 25-02-1640 Québec; arrivé en 1635 avec sa femme et sa fille Marie; 09-12-1637 cité à Québec; ne sait pas signer; m vers 1617 Soissons avec Simone d’Orgeville; famille établie à Québec; 1 enfant. (CI : 45; DGFQ : 2)
Il est vraisemblable que la famille s’installe à Beauport, où le seigneur du lieu Robert Giffard leur concè-de quelques arpents de terres à exploiter.
1635, c’est l’année où Samuel de Champlain décède en laissant un testament : il fait un leg à Simone d’Orgeville.
± Je donne cent livres à la femme de La Caille , testament de Samuel de Champlain, 17 novembre 1635. Etude de Maître Fieffé, notaire à Paris, testament déposé le 26/11/1636. Centre historique des Archives Nationales, MC Rés. 282, cote ancienne : ET/LXII/138.
En 1639, Marie d’Abancourt épouse Jean Joliet, à Québec le 9 octobre.
Adrien d’Abancourt décède le 2 mai 1640 : il se noie avec son compagnon Etienne Sevestre, lors d’un voyage de chasse (aux oies ou canards) dans les îles de Bellechasse, autour des îlots face à Montmagny, une centaine de kilomètres en bas de Québec sur le Saint-Laurent. Noyer dans le Fleuve Saint-Laurent.
Jean Jolliet retrouve le 20 mai 1641 les ossements de son beau-père.
Adrien d’Abancourt est inhumé le 26 mai 1641 à Québec.
commune de Saint – Thomas – de – la – Pointe – à – la Caille.
La carte Bourdon de 1641 enregistre un terrain appartenant à Simone d’Abancourt, mère de Marie, et Jean Jolliet, son beau-fils, à cinq kilomètres des chutes Montmorency, sur les rives du Saint-Laurent.
La mère de Marie, Simone D’Orgeville décède en janvier 1649 à l’âge de 60 ans.
Il n’y a aucune mention d’Adrien dans le peu de documents d’époque au Canada. sauf comme parrain:
1637:
1638: 24 novembre 1638 : Parrain de – Québec, Qc, Canada
Sources: ANQ – Archives Nationales du Québec – Registre des BMS Notre-Dame de Québec, Volume 1 1621-1679 folio 2
1639: 10 décembre 1639 : Parrain de – Québec, Qc, Canada
Sources: ANQ – Archives Nationales du Québec – Registre des BMS Notre-Dame de Québec, Volume 1 1621-1679 folio 3
Hypothèse:
Il fit peut-être partie du régiment de Charles de Bussy-Lameth au siège de Soissons au printemps 1617. Ce régiment comptait trois cent normands. Ceci expliquerait sa présence à Soissons en 1617 et après. Le roi laissa une forte garnison à Soissons, laquelle fut logé au bastion dans la paroisse Saint-Waast, lieu de naissance de sa fille Marie selon la déclaration de cette dernière.
Il y avait au moins trois familles d’Abancourt en la paroisse de Saint-Paul près Beauvais au début du XVIIième siècle selon les registres paroissiaux. Un Adrien d’Abancourt y est cité comme parrain à un baptême en 1609, le nom épelé avec apostrophe.
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