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- PRDH: 48511
http://www.migrations.fr/Femmesnouvellefrance/marie_pomponnelle.htm :
Marie Pomponnelle
et Nicolas Petit dit Lapré
Micheline Gadbois MacDonald
et Jocelyne Nicol
En 1656, Marie Pomponnelle est venue de son hameau, le Bourg de Longèves, évêché de La Rochelle en France pour s’établir à Trois-Rivières en Nouvelle-France. Elle est la fille de Jean Pomponnelle et Michelle Boulet. Elle est née vers 1635.
Nicolas Petit nait vers 1631. Il est le fils de Nicolas et Catherine Anceline. Laboureur, il s'engage chez le notaire Teuleron, devant le Père Liégeois, jésuite. à La Rochelle le 16 mars 1649 pour Pierre Boucher de Trois-Rivières, moyennant 60 livres tournois par année. (Archives de la Rochelle référence 3 E 1370 bis) Contrat d'engagement à voir ici
Il se serait embarqué sur le navire Le Grand Cardinal selon le site Navires venus en Nouvelle-France.
Le 24 juillet 1656, ils signent leur contrat de mariage devant le notaire Séverin Ameau au logis du sieur Boucher à Trois-Rivières où il est écrit que Nicolas Petit dit "avoir en France une maison à la part de celle située au Bourneuf en Aunis et quelques pieds de vigne au même lieu." Le 16 août 1656, il achète de Jean Pacaut, au prix de 45 livres, une terre de deux arpents de front à Trois-Rivières, dans la seigneurie des Jésuites. Il se marie le lendemain, le jeudi 17 août 1656. De leur union naîtront 9 neuf enfants.
La vie quotidienne pour les habitants de ce nouveau pays n’était pas facile. Ils travaillaient de l’aube au coucher du soleil afin de défricher la terre. De plus, il y avait les attaques des Iroquois. Durant ses premières années dans son nouveau pays, Marie a dû apprendre à faire beaucoup de choses. Il a fallu, entre autres, qu’elle tisse le lin et le chanvre afin de faire des vêtements. Elle devait faire son savon et en été, elle était une cueilleuse de plantes sauvages pour en faire des potions, car il n’y avait pas de pharmacies. Au recensement . de 1667, ils habitent au Petit-Cap-de-Madeleine et possède huit arpents de terre en valeur. Le 11 août 1673, Étienne Seigneuret lui concède une terre de six arpents et demi de front.
Le 24 février 1674, les Jésuites lui louent pour cinq ans autant de terre qu'ils en louaient à Philippe Étienne à Trois-Rivières, à raison de trente minots de blé par année.
Au recensement de 1681, sur leur terre de Trois-Rivières, ils possèdent trois bêtes à cornes et trente arpents de terre en valeur. En 1683 Marie et Nicolas, ayant perdu sa terre à Trois-Rivières, ils sont allés vivre à Varennes dans la maison de leur beau-fils. En 1693, étant tous les deux aveugles, ils ont pris résidence chez leur fils Paul..
En 1693 Marie et Nicolas sont allés vivre chez leur fils Paul. Il y a eu en date du 22 avril 1695 à Varennes, chez le notaire Adhémar, une renonciation faite par leurs enfants aux successions futures de Nicolas Petit (Le) et de Marie Pomponnelle sa femme en faveur de leur fils Paul Petit et donation par les dits Petit et Pomponnelle audit Paul Petit.
Tous les enfants ont signé.
Nicolas est mort le 26 juin 1697 et Marie le 18 novembre1700, à Varennes et furent enterrés dans la petite église de Varennes.
Leurs descendants sont maintenant dispersés de par le monde.
Contrat de mariage de Nicolas Petit et Marie Pomponnelle
Trois Rivières le 24 juillet 1656
Pardevant nous Séverin Ameau notaire en la juridiction de Trois Rivières sousigné.
Furent présent en leurs personnes, Nicolas Petit dit Laprée, natif du Guay d'Alleray, fils de Nicolas Petit et Catherine Anceline ses père et mère, assisté de Maître Étienne de la Tour, habitant du dit lieu des Trois Rivières et Marie Boucher sa femme, de Baptiste Bourgerie, de Barthelemy Bertaut, maître serrurier de le dit lieu, de Jean Paraut et de Jean Chaismaux d'une part, et Marie Pomponnelle native du Bourg de Longèves en Aunis, fille de feu Jean Pomponnelle et de Michelle Boulet ses père et mère, assistée de Pierre Boucher sieur de Grosbois, gouverneur des Trois Rivières selon le code civil et criminel de Monseigneur le Grand Sénéchal de la Nouvelle France en la juridiction de Trois Rivières, et de Damoiselle Jeanne Crevier sa femme, de Christophe Crevier Sieur de la Moslée, de Jeanne Énaud sa femme, de Marguerite Crevier fille dudit Sieur de la Moslée, d'Estienne Seigneuret et de Magdelaine Bénassis sa femme, pour parents et amis des dits contractants. Dans la présence des quelques personnes, ledit Nicolas Petit a promit prendre pour sa femme et loyale épouse ladite Marie Pomponnelle laquelle aussi de sa part, en la présence des dites personnes, a promise foy et loyauté de mariage audit Petit son future époux, si Dieu et notre Mère la Sainte Église y consent accordé en contemplation du future mariage qui au bon plaisir de Dieu sera fait et parfait en face de notre Mère Ste Église Catholique et Apostolique et Romaine en laquelle ils veulent vivre mourir, y élever leurs enfants , si Dieu leur en donne, et pour l'accrue et augmentation donc lui, ledit Laprée, consent et accorde que ladite Pomponnelle sa future épouse jouisse du bien par lui tant acquis quà acquérir. Comme aussi ladite Pomponnelle consent qu'ils soient tous et commun en biens rémitents, tant les acquis et de conquête, en communauté. Est accordé de plus par ledit LaPrée qu'en cas qu'il vienne a décédé sans enfants, que ladite Pomponnelle, après ledit mariage accompli et consommé, jouisse et possède les biens à lui appartenant. Comme aussi ladite Pomponnelle a consenty et accordé en cas qu'elle décède sans hoires, qu'il entre en possession de ce qui lui pourait appartenir. Se faisant, les dits contractants, un don mutuel de leurs biens présent et avenir, a déclaré ledit Petit avoir en France une maison la part de celle située au Bourneuf en Aunis et quelques pieds de vigne au même lieu. Bref, ledit Petit a doué Ladite Pomponnelle, sa future épouse, du douaire coutumier de la ville judiciaire et vicomté de Paris. Lequel Douaire sera pris sur le clair de ses biens selon les termes et coutumes de Paris. Le tout ainsi accorde lesdits contractants.
Fait et passé aux Trois Rivières en l'hostel du Sieur Boucher au logis duquel elle est à présent demeurant. Aujourd'hui 24 juillet 1656 après midi. Ladite Pomponnelle a déclaré ne pouvoir signer et a faite sa marque.
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